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Quand êtes-vous devenu un professionnel de la collecte de fonds et qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?
Comme plusieurs, mon arrivée en collecte de fonds est le fruit d’une série de hasards et rencontres significatives qui m’ont ouvert la voie dans ce domaine. Il y a quelques années, alors que j’étais dans le secteur corporatif pour une grande banque canadienne, on m’a approché pour me joindre à une équipe de développement philanthropique. C’est clairement cette graine, plantée sans trop le savoir, qui a fait émerger cette curiosité pour le secteur de la philanthropie.

Ainsi, peu après, je joignais une organisation que je connaissais depuis mon enfance. C’était en quelque sort ma « corde de bungee » pour quitter un milieu aussi confortable et stable que celui dans lequel j’œuvrais depuis plusieurs années. C’est là que tout a commencé et que j’ai vite pris conscience que j’étais « sur mon X » en collecte de fonds.

Aujourd’hui, plus que jamais, les rencontres avec les donateurs qui souhaitent contribuer à des changements à petite ou grande échelle demeurent les instants qui me sont les plus précieux. Chaque rencontre est unique, intime, voire vulnérable et permet de construire quelque chose de vrai, de durable et d’extrêmement valorisant.

Mon travail privilégié de « courroie de transmission » entre les ressources et les besoins est l’une des plus belles choses que l’on puisse accomplir.

Vous êtes situé à Montréal, au Canada. Selon vous, qu’est-ce qui est unique dans le secteur de la collecte de fonds au Québec?
Longtemps accusée d’un retard sur le reste du Canada, la culture philanthropique québécoise s’est construite et redéfinie depuis la révolution tranquille (années 60). Les données nous démontrent qu’un rattrapage a finalement lieu depuis peu et nous pouvons certainement remercier la professionnalisation du secteur pour ces gains.

Nous avons toujours pu compter sur une immense force de solidarité et de bienveillance, deux éléments foncièrement inscrits dans l’ADN des québécois.

Les donateurs sont désormais plus curieux et informés et les collecteurs de fonds sont également plus formés qu’avant. La création d’un certificat en gestion philanthropique à l’Université de Montréal et les nombreuses conférences et opportunités d’éducation de l’Association des professionnels en philanthropie (AFP) ont certainement contribuées à accélérer notre culture.

De plus, le Québec compte désormais plus de 40 CFRE qui, par leur titre, renforcent la capacité, la légitimité et la reconnaissance de la profession de collecte de fonds en tant qu’ambassadeurs de premier ordre. En l’absence d’un ordre professionnel ou de tout autre encadrement réglementaire, tant pour la protection des donateurs que pour la réputation des organismes, les quatre lettres « CFRE » apportent énormément à la réputation – du positif tangible pour la philanthropie au Québec.

Comment avez-vous entendu parler de la désignation CFRE pour la première fois et qu’est-ce qui vous a poussé à obtenir ce titre?
En débutant en collecte de fonds, j’ai rapidement adhéré à l’Association des professionnels en philanthropie (AFP) et c’est là que j’ai vu ces quatre lettres pour la première fois.

En discutant avec des professionnels de la collecte de fonds, détenteur du titre de CFRE, je voyais une immense fierté dans leur discours et je constatais qu’ils étaient des experts reconnus et respectés dans leur domaine. C’est donc devenu une cible personnelle et professionnelle que je voulais atteindre.

Pour moi, devenir CFRE c’est permettre aux communautés, aux organismes, et aux donateurs d’avoir accès aux meilleures pratiques en collecte de fonds, mais c’est aussi se permettre d’avoir une voix plus forte en philanthropie.

Quand avez-vous commencé votre demande et combien de temps vous a-t-il fallu pour la terminer?
J’ai commencé mon application initiale plusieurs mois avant de sélectionner une date d’examen. Il s’agit d’une étape importante et qui requiert une bonne préparation.

Notamment afin de sortir les chiffres des sommes amassées dans les dernières années, mais également pour y inscrire l’ensemble des réalisations et des formations que nous avons suivies. Une fois la recherche nécessaire effectuée, j’ai débuté mon entrée de données sur quelques semaines, voire un mois.

Cette étape permet donc non seulement de valider notre admissibilité, mais nous permet d’avoir une vue d’ensemble et un pas de recul sur notre carrière philanthropique et de voir où sont nos forces et nos faiblesses.

Quels conseils donneriez-vous aux autres pour remplir la demande?
Commencez tôt et notez toutes tes formations (formateur, organisateur, durée, etc.) pour que l’inscription se fasse plus facilement.

Ces éléments sont essentiels et peuvent demander beaucoup de temps, surtout pour des gens qui, comme moi, ne gardent pas nécessairement les programmes des formations.

Pouvez-vous nous dire comment vous avez abordé vos études pour l’examen? Pendant combien de temps avez-vous étudié? Quel(s) livre (s) avez-vous utilisé? Qu’avez-vous fait pour rester positif?
Je suis de type assez solitaire dans mon étude et je crois essentiel de trouver ce qui fonctionne le mieux avec ses aptitudes. J’ai donc rapidement acheté plusieurs ouvrages de référence qui me servent encore aujourd’hui et qui sont bien adaptés à la philanthropique au Canada, tel que « Achieving Excellence in Fundraising » et « Excellence in Fundraising in Canada ».

Mais au-delà des livres, les ressources sur le site de CFRE.org ont été franchement très utiles, notamment le Test Content Outline.  Les CFRE que je connais ont été très encourageant et j’ai pris un cours de préparation de CFRE très utile, à peine quelques jours avant mon examen.

Mon parcours a été sur quelques mois, car ce n’est pas uniquement de la révision, c’est aussi de l’apprentissage et une opportunité pour revenir aux meilleures pratiques que nous avons parfois tendance à mettre de côté dans le réel.

Avez-vous reçu des conseils d’autres CFRE avant de passer l’examen? Si oui, quels conseils vous ont-ils donnés?
Le meilleur conseil que j’ai reçu d’une consœur CFRE était le suivant : l’examen n’essaie pas de te piéger. Il fait appel aux meilleures pratiques. Il faut seulement se dire que l’organisme bénéfice de toutes les conditions gagnantes et est aligné aux meilleures pratiques de collecte de fonds.

Ce conseil m’a permis d’être dans un mindset optimal pour l’examen et de ne pas trop penser les questions et les énoncés. C’est clairement le meilleur conseil que j’ai reçu!

Qu’est-ce qui vous a traversé l’esprit lorsque vous êtes arrivé au centre d’examen?
J’étais tellement nerveux. Au centre d’examen, ils ont pris mes empreintes digitales et regarder s’il n’y a rien sous les souliers, dans les manches, et dans les poches.  L’environnement quasi stérile me rendait nerveux au plus au point. Je n’avais eu à passer d’examen dans de telles conditions, ni à l’université, ni ailleurs.

J’ai vraiment eu besoin de prendre un moment pour me calmer, me conditionner, et me dire que tout irait bien. Après tout, je connaissais ma profession!

Comment vous êtes-vous senti lorsque vous avez réussi l’examen?
Ce moment où la feuille avec ma note sort de l’imprimante à la réception du centre de test fut interminable. Je ne savais franchement pas à quoi m’attendre. Mais quand j’ai vu que j’avais passé l’examen avec succès, j’étais non seulement très heureux, mais surtout tellement fier.

Il s’agissait d’une importante étape pour confirme que j’appartenais non seulement au secteur, mais que je m’y engageais foncièrement non seulement pour les organismes au sein desquels je travaillerais, mais également pour l’avancement de la profession.

Depuis que vous êtes devenu CFRE, quels avantages avez-vous retirés?
Cela a certainement changé ma façon d’aborder la collecte de fonds. Je me souviens avoir eu un regain de confiance dans mes interventions à la suite de mon examen et d’être plus solide lorsque venait le temps d’aborder des discussions philanthropiques.

Ma désignation m’a également permis d’être plus en confiance pas uniquement avec les donateurs, mais également avec mes collègues en collecte de fonds. C’était comme si j’avais passé une forme d’initiation et que je faisais désormais partie de l’équipe.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui envisagent le CFRE mais ne savent pas s’ils devraient commencer?
Le parcours pour obtenir la désignation CFRE va au-delà du test. C’est une démarche souvent très personnelle pour se prouver certaines choses et pour atteindre un certain jalon dans sa carrière.

Il faut être prêt à investir du temps dans sa préparation, à faire preuve d’authenticité par rapport aux domaines où l’on excelle moins et à revenir à l’essence même de notre travail et des meilleures pratiques pour l’exercer.

Obtenir le « sceau » CFRE, ce n’est pas qu’ajouter quatre lettres après son nom. C’est assumer en tout temps notre expertise, notre éthique et notre soif de demeurer à l’affut et même à l’avant-garde des meilleures pratiques en collecte de fonds pour le mieux-être de toutes les collectivités.

Ainsi, à chaque courriel, à chaque lettre et à chaque intervention publique que je fais, il y a toujours ces lettres qui envoient un message extrêmement fort et positif pour la philanthropie d’aujourd’hui et de demain.

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Nepal Center for Philanthropy and Development

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BBB Wise Giving Alliance

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Korea Society of Philanthropy

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Boy and Girls Clubs of America

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China – CAFP

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NACCDO

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Brazil Fundraising Association

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European Fundraising Association

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Boy Scouts of America

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Japan Fundraising Association

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United Way Worldwide

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North American YMCA Development Organization

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New England Association for Healthcare Philanthropy

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Kenya Association of Fundraising Professionals

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International Catholic Stewardship Council

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Fundraising Institute New Zealand

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Fundraising Institute Australia

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Association of Philanthropic Counsel

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Association of Fundraising Consultants

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Educate Plus

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The Giving Institute

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AHP

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ALDE

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AFP

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